La bande dessinée Mile End, écrite par Michel Hellman, raconte en somme les anectodes du personnage principal qui vient tout juste d'emménager dans un appartement situé dans le Mile End et qui tente de rédiger sa maîtrise. On y défile plusieurs tranches de vie, en incluant beaucoup l'environnement où le personnage vit, ainsi que les gens qui l'entourent.
Ne lisant que très peu de bandes dessinées, j'ai été agréablement surprise par la lecture de celle-ci. J'ai bien aimé le ton humoristique employé par le bédéiste, qui nous démontre la réalité du quartier grouillant qu'est le Mile End. Il était intéressant au début du récit de pouvoir voir la transition du quartier selon les époques, en passant par la période où on y installait des poteaux pour l'électricité, jusqu'à aujourd'hui. Les dessins distinguent clairement chaque époque, comme on peut le voir ci-dessous. Le tout est toutefois crée avec un esprit un peu brouillon, aucun trait exact, ce qui, selon moi, donne un style à la bd.
J'ai bien aimé le fait que l'auteur est exploité différents stéréotypes, et ce, en les rendant plutôt amusants et cocasses. Par exemple, un de mes passages préférés de cette B.D. est lorsque le personnage nous montre comment bien affronter le froid coriace du Québec, qui au fond n'est pas si dur si l'on se prépare en conséquence. Il faut donc se mettre des vêtements chauds, dans lesquels on peut insérer du papier journal, qui est un excellent isolant; porter un bon casque de poil, ce qui s'avère être essentiel; uriner dans ses moufles rembourrées pour se tenir les mains au chaud; porter à ses pieds des carcasses de bébés phoques; traîner une bouteille de vodka, qui est indispensable; couper tout membres de peau gelée à l'aide d'un couteau chauffé à blanc; etc. J'aime le ton qu'il utilise pour décrire certaines situations, un ton ironique et sarcastique.
Je trouve cependant que, peut-être par faute d'habitude de lire des bandes dessinées, le récit est un peu décousu. Je trouvais qu'il était parfois difficile de suivre ce qui se passait, parce qu'il m'était ardue de comprendre ce qui se déroulait. Étant donné que ce sont des anectodes qui ne sont pas toujours liées l'une à l'autre, on passe un peu du coq à l'âne, mais on finit par s'y habituer. Au final, on peut tout de même profiter pleinement de ces tranches de vie que nous raconte le personnage principal.
Bref, j'ai bien apprécié la lecture de cette bande dessinée, et je me plairais bien à lire d'autres récits de la sorte!
Voici d'ailleurs le blogue de l'auteur, qui publie de ses dessins, dessins qui parfois peuvent être connectés à la bande dessinée Mile End: http://www.michelhellman.com/




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